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le chemin de l'évangile

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Sunday, 08 April 2012 23:27 administrator
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Historique de la NACAM

1) UNICHOBA

Dans les années 1955 à New-Bell Douala, les chorales bamiléké et bamoun chantaient regroupées dans une espèce de coordination dénommée UNICHOBA. Cette coordination regroupait les ressortissants du NDE chantant en « MEDUMBA », du Haut Nkam chantant en « Fé’e fé’e », de la Mifi chantant en « Ghomàla » , du Noun chantant en « Bamoun » et la chorale d’hommes de New bell I chantant en français.

2) DISLOCATION DE L’UNICHOBA

Très tôt sans raison apparente les Bamoun se retirèrent et créèrent NDA’MBANSIE. Il existait en ce temps là une chorale au Grand Temple de Nkongsamba, chantant en MEDUMBA dénommée « Unité Spirituelle ». Dans les années 1970 cette chorale prit une envergure nationale et s’appela Unité spirituelle du Cameroun « USCAM », dont le siège est à Nkongsamba. Elle décréta unilatéralement qu’UNICHOBA de Douala devienne une sous-section de USCAM dont la langue d’évangélisation est le « MEDUMBA ». UNICHOBA ne refusa pas vraiment l’offre bien que n’ayant pas été consultée, mais elle demanda à l’USCAM de garder son caractère linguistique pluriel. L’aile dure de l’USCAM ferma la porte à toute négociation. Déçus, les ressortissants du Haut Nkam se retirèrent de l’UNICHOBA et créèrent CHERUBIN. De l’UNICHOBA, il ne restait plus que les ressortissants de la Mifi.

3) NAISSANCE DE LA NOUVELLE ALLIANCE DU CAMEROUN (NACAM)

En début d’année 1975 après une longue réflexion entre d’une part le Pasteur Tetouom Abraham et d’autres part messieurs Tagny georges Timothée, Tchuenté Joseph Ledoux, Moteyo Joseph, Tchuenté Tamnoue Silas, Kamwa Appolos, il est décidé de créer une ligue de chorales chantant en « Ghoma’là ». L’Assemblée constituante s’est tenue dans la paroisse de New-Bell I le 1er Mai 1975. La Nouvelle Alliance du Cameroun « NACAM Kose » est née. Sa devise est : Jésus est le chemin « yésô be: majye vok ».

Pour asseoir la jeune ligue, le travail est reparti comme suit : le Pasteur Tetouom Abraham, Mrs Tchuenté Joseph Ledoux et Kamwa Appolos sont chargés d’organiser et d’asseoir le mouvement à Douala ; Mrs Tagny Georges timothée et Tchuenté Tamnoué Silas sont chargés de le faire dans la Mifi, le Centre-Sud et le Moungo où le gros du travail se trouve à Nkongsamba, siège de l’Uscam.

Chaque week-end, près de 150 choristes partent de Douala pour Nkongsamba avec des arrêts à Loum et Manjo ; à chaque arrêt, un concert de musique est donné en plein air, suivi d’une conférence dont le but est d’expliquer aux uns et aux autres le bien fondé de la NACAM.

A Nkongsamba, le grand temple nous ayant été interdit sous l’influence de l’USCAM, les concerts et les conférences sont organisés au foyer Municipal. Et comme nous sommes dans les années 1975, tout ceci suscita l’attention des services secrets de l’Etat qui saisissent l’EEC pour savoir le but de ce mouvement. Les autorités de l’EEC donnèrent l’autorisation à la sureté nationale d’enquêter. Les leaders suivant sont arrêtés et entendus pendant plus de 12 heures d’horloge à la Brigade Mobile Mixte « BMM » de Douala : Tagny Georges Timothée, Tchuenté Joseph Ledoux, et Tchuenté Tamnoué Silas. A la suite de cette enquête les conclusions furent déposées chez le président de l’EEC de l’époque le regretté Dr Jean Kotto dont voici la teneur « …c’est un mouvement religieux qu’il faut bien encadrer ». Nous sommes dans les années 1976, l’USCAM décide d’empêcher cette nouvelle ligue, la NACAM, d’entrer dans quel que temple que ce soit de l’EEC. C’est ainsi que les bagarres se tenaient au temple de New-Bell Centre quant les deux mouvements se rencontraient. Ces hostilités atteignirent le sommet au grand temple de NDA’MBANSIE à Foumban lors du culte de clôture du synode de 1976. Une lutte sans merci s’engagea entre les deux mouvements, parce que l’USCAM avait confisqué et occupé les places réservées à la NACAM. Cette lutte retarda le culte de plus de 30 mn. C’est à la suite de ce fait inédit dans l’Eglise, mais aussi à cause des conclusions de l’enquête des services secrets de l’Etat que l’EEC reconnut immédiatement la NACAM et décida de l’installer officiellement et solennellement l’année suivante en Mai 1977 au Grand temple de Nkongsamba, siège de l’USCAM.

A partir de cet instant la NACAM dont les armoiries sont : tam-tam, balafons… se doit d’être exemplaire.

- Soumission au conseil d’anciens, aux pasteurs et à la hiérarchie de l’Eglise

- Soutenir la paroisse et l’EEC dans les œuvres de la foi

- Rester en harmonie et en bonne intelligence avec les chorales sœurs et toutes les autres composantes de la paroisse

- Etre toujours dans les pelletons de tête lors des fêtes de récoltes, de pentecôte, des collectes regroupées, et de toutes les manifestations et compétitions de l’EEC.

Après tout ce qui précède, les dirigeants de la NACAM ont continué le travail commencé à Douala et à Nkongsamba dans le Moungo. Ils allèrent à diverses chefferies : Bandjoun, Bafoussam, Bamougoum, Bayangam, Batoufam, Baham, Bangou… Ils se rendirent compte que les sociétés secrètes des chefferies, dont on a une idée plutôt péjorative, prêchaient plutôt l’amour du prochain qu’autre chose. C’est ainsi que certains de ces dirigeants acquirent des titres de noblesse, ce qui devint très important dans la suite.

En effet, ces titres de noblesses, ajoutés aux chants dont les rythmes sont bien connus de ces milieux, facilitèrent l’entrée aux chefferies et l’évangélisation des chefs, des notables, et des reines par la NACAM. A titre d’exemple, de nos jours, les chefs Bafoussam et Baham sont des membres du comité directeur de la NACAM. Le chef Baleng a formé une chorale, filiale de la NACAM, uniquement avec ses femmes c'est-à-dire les reines ; aussi toute cérémonie de la chefferie est précédée d’un culte d’action de grâce. Le chef Bapi est président du collège des conseillers et président de la commission de construction du temple.

A Yaoundé les problèmes furent d’un autre ordre ; les jeunes ne s’intéressaient pas aux instruments traditionnels de la NACAM (tam-tam, balafons…). C’est ainsi qu’une de nos sœurs, Mme TETOUOM Marie- Claire, eut la divine idée de créer « la jeunesse NACAM » dans les années 1990, dénommée JERICHO, qui chante avec les instruments traditionnels et occidentaux, et attirent beaucoup de jeunes en son sein.

4) ORGANISATION

Le congrès

Il définit la politique générale de la NACAM selon l’éthique de l’EEC crée des structures nouvelles et élit les membres du Bureau National.

Le Bureau Exécutif

Il est chargé d’appliquer la politique générale définie par le congrès.

Le Comité Directeur

Il est chargé de trouver les fonds pour le financement des projets de la NACAM.

Le Comité Exécutif

Son rôle est de donner son avis sur tous les projets de la NACAM, de régler en dernier ressort sans possibilité de recours tout litige au sein du mouvement.

Les membres fondateurs :

Rev. Tetouom Abraham

Mrs TAGNY Georges Timothée

TCHUENTE Joseph Ledoux

KAPCHE Jacques

MKOUNGA Joseph Lemaine

MOTEYO Joseph

KAMGA Emmanuel Rossignol

KAMGAING Maurice

CHOUPO Luc

KAMWA Appolos

TCHUENTE TAMNOUE Silas

En dehors du Pasteur Abraham TETOUOM et Mrs TAGNY Georges Timothée, tous les autres membres fondateurs sont de regretté mémoire.

Le premier bureau de la NACAM était constitué comme suit :

Président : TCHUENTE Joseph Ledoux (de regretté mémoire)

Vice-président : Mme KAMDEM née YOUOVOP Fride

Secrétaire : TAGNY Georges Timothée

Trésorier : TAMIYAM Abel « (de regretté mémoire)

Commissaire aux comptes : MIAFO Abraham.

5) QUELQUES DATES A RETENIR

- 1er mai 1975 Création de la NACAM

- 1976 Synode de Foumban reconnaissance de la NACAM par l’EEC

- Mai 1977 Installation officielle de la NACAM au Grand temple de Nkongsamba

- 1978 la NACAM représente l’EEC au festival des chorales organisé à l’occasion du 20ème Anniversaire au pouvoir du 1 er président de la république du Cameroun, son excellence AMADOU AHIDJO , et remporte le 1 er prix.

- 1994 La NACAM représente l’EEC au Festival des Arts et de la culture organisée par le ministère du même nom à Douala, et remporte le 1 er prix.

- 1995 La NACAM remporte le concours de l’hymne du 150 ème anniversaire de l’arrivée de l’Evangile au Cameroun.

- 2003 La NACAM représente l’EEC au Festival des Arts et de la Culture organisé à Bafoussam, et conserve la palme d’or.

- 2006 et 2010 La NACAM représente l’EEC au festival organisé par le Conseil des Eglises Protestantes du Cameroun (CEPCA) à Bafoussam et remporte le premier prix.

- 2011 : La NACAM remporte le 1 er prix au Synode Général de l’EEC au cinquantenaire à Douala.

Le doyen TAGNY Georges Timothée

Last Updated on Wednesday, 18 April 2012 14:00